Interview La Tribune Business Spirit fête ses 10 ans
22 avril 2026Interview de Bruno Sounack, associé co-fondateur de Spirit Advisors, par Gilles Leclerc, journaliste à La Tribune Business, réalisée le 14 avril 2026, à Paris.
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À l’occasion des 10 ans de Spirit Advisors, Bruno Sounack, associé et co-fondateur du cabinet, était l’invité de La Tribune Business, le rendez-vous des décideurs présenté par Gilles Leclerc. Il revient sur les grandes tendances qui animent ses marchés, le positionnement singulier du cabinet et ses ambitions pour les années à venir.
Comment va l’activité de votre cabinet de conseil dans un environnement aussi incertain ?
Notre métier est d’accompagner les transformations, les entreprises vivent en ce moment des transformations régulières, donc cela fait partie de leur quotidien et du nôtre. Il y a toujours une forte demande. Elle évolue bien sûr en fonction des besoins et des secteurs d’activités que ce soit en banque ou dans le secteur de l’aéronautique et de la défense qui sont en ce moment très porteurs.
Votre challenge c’est d’améliorer la performance des entreprises. Avec quels types de clients travaillez-vous ?
Dans le secteur bancaire, on travaille beaucoup avec des acteurs français et européens, plutôt des banques mutualistes, qui ont des enjeux régionaux. Dans l’industrie, on travaille avec des groupes internationaux. C’est d’ailleurs une de nos spécificités, on réalise 50% de notre CA à l’international. Pour accompagner nos clients, nous sommes régulièrement amenés à travailler sur du multisites et multi-pays.
Revenons sur le secteur bancaire. Comment aidez-vous les banques à s’adapter ?
Le secteur bancaire en général et les banques mutualistes en particulier vivent une transformation de différentes natures : une transformation de leur modèle économique, et notamment la nécessité de repenser leur coût de distribution ; une transformation des attentes clients, d’ailleurs bien reflétée par le boom des banques digitales ; et un boom autour des enjeux data, cybersécurité, IA qui amènent de profonds changements organisationnels et humains.
Dès lors, quelles sont aujourd’hui les attentes clients pour une banque ?
Cela dépend de beaucoup de critères, mais les attentes évoluent énormément. Pour résumé, on peut citer l’instantanéité, la réactivité et la disponibilité. C’est la banque 24h/24 7j/7. Toujours avec un conseiller, mais pas nécessairement sur tout et pour tout faire. Cela redéfinit le rôle du conseiller bancaire.
Et plus précisément, qu’est-ce qu’on attend d’un conseiller bancaire aujourd’hui ?
On attend généralement du relationnel et du conseil. Il y a souvent cette différence entre la banque relationnelle, qu’on va consulter pour du crédit, des placements et la banque transactionnelle pour des opérations courantes du type virement qu’on peut gérer en ligne et en autonomie.
C’est un modèle à repenser et c’est cela notre force de proposition. On travaille régulièrement sur le modèle distributif. C’est l’ensemble des moyens dont dispose une banque pour répondre aux besoins de ses clients. On questionne l’organisation, les process, les modèles…
Pourquoi les banques font appel à vous ?
Nous apportons notre expérience du secteur bancaire, de la méthode, et un regard extérieur – objectif, neutre et comparatif.
Notre différentiation c’est l’excellence opérationnelle et le travail en proximité avec les équipes terrain. On vit chez nos clients. On s’engage sur les résultats, de l’analyse jusqu’à la mise en œuvre.
Comment gérez-vous cette approche de proximité et votre dimension internationale ?
À chaque fois on gère la proximité. On reste auprès des clients. On a ouvert récemment une filiale aux États-Unis, on va être sur un site industriel, avec des consultants américains qui vont assurer cette proximité, comme nos consultants français auprès d’une banque régionale.
On privilégie le sur-mesure. On n’arrive pas avec des solutions toutes faites ou recyclées d’autres projets. On vient avec un regard extérieur, mais on s’adapte et s’intègre à la stratégie de l’entreprise.
Vous êtes 60 consultants de 15 nationalités différentes. C’est un choix délibéré ?
C’est délibéré, car quand on travaille en proximité, on s’adapte aux langues et cultures locales. Comme c’est compliqué de travailler dans une autre langue que le français en France, on ne travaille pas en anglais en Allemagne, mais en allemand…
Le fait d’avoir des personnes qui connaissent la langue, mais également la culture dans chacun des pays dans lesquels on intervient, c’est vraiment important pour nous.
Parmi vos objectifs de réussite en 2026, quel est celui que vous retenez ?
Gardez 100% de clients satisfaits.